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FORMULAIRES
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MEMOIRE DE FIN D’ETUDES



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Argumentaire


Depuis le milieu des années 80, les questions liées à la gestion urbaine et à la répartition des pouvoirs dans la ville ne se posent plus en termes de monopole des agents de l’Etat. Les initiatives locales et municipales se confirment, le champ du commandement s’effrite (notamment dans les grandes villes), l’appel à de nouveaux gestionnaires de réseaux privés les assoient comme des partenaires à part entière alors que la demande de participation financière des populations aux équipements affirment ces dernières (à travers leurs associations et amicales) comme acteurs de la gestion urbaine. Les problèmes urbains actuels se posent de plus en plus d’une part dans des villes connaissant une multiplication des acteurs (participant à une perte de repères sur les processus de prise de décision), et d’autre part, dans des territoires connaissant de fortes mutations sociospatiales (transformation des quartiers, des valeurs, des représentants des populations, multiplicité des découpages administratifs…).

Cette double caractéristique impose un mouvement de rapprochement de la sphère publique et privée. La notion de gouvernance renvoie justement à une forme négociée de l’action publique (Le Gales, 1995). Cette dernière est d’autant plus nécessaire que la scène décisionnelle urbaine, a à répondre aussi bien à la demande et aux exigences des entreprises privées locales et mondialisées, qu’à assurer, aux couches les plus défavorisées, l’accès aux services publics. Des défis qui impliquent des choix et des régulations répondant aussi à la dimension environnementale et à la gestion des risques. Les conflits d’usage, notamment autour de projets provoquant des nuisances, montrent la montée des expressions et revendications locales jusque là absentes de la scène publique. L’arbitrage des conflits, le contrôle des mutations de l’occupation de l’espace et l’organisation des dynamiques économiques et sociales exigent un ensemble de dispositifs institutionnels et relationnels par lequel passe l’action publique. Leur analyse renseigne aussi bien sur les logiques qui traversent l’Etat (sécuritaire, techniciste, participationniste) que sur les modalités de gestion du local.

Cette formation doctorale vise, d’une part, l’observation de la scène politique locale à travers divers enjeux urbains, et d’autre part, la traduction des interventions sur l’organisation de l’espace et les populations concernées sur le terrain. Selon quelles modalités s’organise la gestion des nouvelles périphéries urbaines et de l’étalement résidentiel, des réseaux urbains de transports, d’eau et d’assainissement urbains, des nuisances des installations industrielles…? Quelle place occupe le maire en tant qu’acteur (entrepreneur) rassembleur des forces économiques, mais aussi coordinateur de l’action portée vers les populations les plus pauvres ? Quels territoires politico-administratifs et quels acteurs assurent la coordination et la planification territoriale à l’échelle métropolitaine ? Y a-t-il des échelles pertinentes de gestion si tant est que la gouvernance urbaine aurait à répondre à la mise en cohérence à la fois entre niveaux de responsabilité, entre acteurs publics et privés et entre pouvoirs fragmentés (Gaudin, 2002), et enfin, quels effets socio-spatiaux ?

Qu’il s’agisse de la planification urbaine ou des politiques publiques (habitat, transport, eau, assainissement…), il y a à confronter les outils mis en place et leur mise en œuvre sur un territoire à travers l’étude des acteurs, de leur rôle et pratiques afin d’expliciter le processus de prise de décision en aménagement urbain et ses effets socio-spatiaux. Dans cette confrontation une place privilégiée sera accordée à l’étude des formes de sociabilité des populations urbaines concernées, des systèmes d’actions collectives et de leur territorialisation.


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